Tendinite de De Quervain : douleur poignet, quand opérer ?
Tendinite de De Quervain : symptômes, test de Finkelstein, infiltration, critères de chirurgie. Découvrez quand opérer et le parcours de soins complet.
Le nerf supra-scapulaire est un nerf essentiel de l’épaule, responsable de l’innervation du sus-épineux et du sous-épineux. Lorsqu’il est comprimé ou irrité, il provoque une douleur d’épaule profonde, une perte de force et parfois une fonte musculaire. Cette pathologie, souvent méconnue, peut être liée à un kyste, une déchirure de la coiffe, un conflit ou une surcharge mécanique. Le traitement repose sur la rééducation, les infiltrations ou, dans les cas sévères, une décompression chirurgicale du nerf.
Il est recommandé de consulter un spécialiste dès que la douleur persiste malgré le repos, qu’une faiblesse musculaire s’installe ou qu’un kyste paralabral est suspecté à l’imagerie. Une diminution progressive de la performance sportive, en particulier lors des gestes en rotation externe ou overhead, doit également alerter. Une consultation rapide est indispensable en présence d’une atrophie visible du sus-épineux ou du sous-épineux, car une compression prolongée du nerf peut entraîner une perte musculaire irréversible.
L’atteinte du nerf supra-scapulaire correspond à une compression ou irritation de ce nerf moteur essentiel, qui innerve le sus-épineux et le sous-épineux, deux muscles majeurs de la coiffe des rotateurs. Il participe aussi à la sensibilité postérieure de l’épaule.
Lorsqu’il est comprimé — par un kyste, un défilé osseux étroit ou une traction excessive — le patient ressent une douleur profonde, une faiblesse notable et, dans les formes évoluées, une atrophie musculaire visible.
Cette pathologie touche principalement :
les sportifs de l’armer/jet (volley, handball, tennis),
les travailleurs sollicitant le membre supérieur de façon répétée,
les patients présentant un kyste spinoglénoïdien,
les personnes atteintes de rupture de la coiffe ou d’une instabilité chronique,
les sujets ayant subi un traumatisme de l’épaule.
L’atteinte du nerf supra-scapulaire survient le plus souvent lorsqu’un obstacle mécanique ou un excès de tension perturbe son passage dans les défilés anatomiques de l’épaule. La compression peut apparaître au niveau de l’incisure scapulaire ou de la fosse spinoglénoïdienne, zones naturellement étroites. Les principales causes incluent les kystes paralabraux liés aux lésions du labrum (notamment les SLAP), l’instabilité gléno-humérale, les ruptures massives de la coiffe qui modifient la traction exercée sur le nerf, ainsi que l’hypersollicitation sportive (sports de lancer, overhead). Les microtraumatismes répétés, l’épaississement ligamentaire ou la fibrose post-traumatique peuvent également favoriser l’irritation ou la compression du nerf.
L’atteinte du nerf supra-scapulaire provoque une douleur profonde située dans la partie postérieure ou supérieure de l’épaule, souvent difficile à localiser précisément. Elle s’accompagne d’une faiblesse progressive, notamment lors de l’élévation ou de la rotation externe du bras, avec une fatigabilité rapide des muscles concernés. Dans les formes avancées, une atrophie visible du sus-épineux ou du sous-épineux peut apparaître, signe d’une souffrance nerveuse prolongée
Douleurs postéro-supérieures exacerbées par les mouvements overhead, les répétitions intenses ou les gestes de lancer.
→ Une raideur secondaire peut survenir, liée aux compensations musculaires ou à une inflammation persistante.
→ Perte de force en rotation externe et en abduction, rendant difficiles les gestes nécessitant une élévation stable du bras.
→ Diminution des performances sportives, notamment chez les lanceurs et joueurs de sports overhead.
→ Gêne à lever le bras ou à maintenir l’épaule en position haute, pouvant entraîner une limitation progressive des activités.
La prévention de l’atteinte du nerf supra-scapulaire repose sur une prise en charge globale de l’épaule afin de limiter les compressions et les surcharges mécaniques. Un renforcement ciblé de la coiffe des rotateurs et des muscles stabilisateurs de la scapula permet d’améliorer le contrôle articulaire et de réduire les contraintes sur le nerf. La correction de la posture (scapula basse et reculée, ouverture du thorax) diminue la tension excessive sur les défilés nerveux. Il est essentiel d’éviter la surcharge répétée, d’adapter les gestes sportifs en overhead, et de respecter des phases de récupération. Les étirements réguliers de la capsule postérieure et des muscles postérieurs de l’épaule participent également à la prévention. Enfin, la prise en charge précoce d’une instabilité ou d’une tendinopathie de la coiffe réduit le risque de compression secondaire du nerf.
Le diagnostic d’une atteinte du nerf supra-scapulaire repose sur un examen clinique minutieux associé à des examens complémentaires permettant de localiser la compression et d’évaluer son impact musculaire. L’objectif est d’identifier rapidement la cause mécanique (kyste, conflit, instabilité) afin de proposer un traitement adapté et d’éviter une atrophie irréversible.
→ Faiblesse caractéristique en rotation externe et en abduction, liée à l’atteinte du sus-épineux et du sous-épineux.
→ Douleur profonde au niveau postérieur de l’épaule, reproduite lors des tests spécifiques (Lag sign, Jobe modifié).
→ Palpation sensible de l’incisure scapulaire ou de la fosse spinoglénoïdienne.
→ Recherche d’une atrophie visible du supra- ou infra-épineux, témoignant d’une souffrance nerveuse prolongée.
→ IRM : examen de référence montrant l’atrophie musculaire, la présence d’un kyste spinoglénoïdien et les causes mécaniques potentielles.
→ Échographie : utile pour visualiser un kyste, analyser la coiffe des rotateurs et rechercher une tendinopathie associée.
→ EMG (électromyogramme) : confirme la neuropathie, précise le niveau de compression et quantifie l’atteinte des fibres nerveuses.
Le traitement de l’atteinte du nerf supra-scapulaire dépend de la cause et de la sévérité de la compression. En première intention, les approches conservatrices sont privilégiées : repos sportif, correction gestuelle, kinésithérapie ciblée (stabilisation scapulaire, renforcement de la coiffe), anti-inflammatoires et infiltrations sous guidage en cas d’inflammation associée. Il est également essentiel de traiter la cause sous-jacente, comme une lésion SLAP, une instabilité ou une tendinopathie. Lorsque la douleur persiste malgré la rééducation ou qu’un kyste paralabral comprime directement le nerf, une prise en charge chirurgicale peut être indiquée. Celle-ci consiste à réaliser une neurolyse (libération du nerf) au niveau de l’incisure scapulaire ou spinoglénoïdienne, à drainer ou retirer un kyste sous arthroscopie, ou à corriger la pathologie associée (réparation de coiffe, réparation SLAP, stabilisation). L’objectif final est de décomprimer le nerf et de restaurer une fonction musculaire optimale.
Une compression du nerf supra-scapulaire provoque une douleur profonde à l’arrière ou au-dessus de l’épaule, une faiblesse en élévation et rotation externe, une fatigue musculaire rapide, et parfois une atrophie visible du sus-épineux ou du sous-épineux. Les sportifs ressentent souvent une perte de performance et une gêne dans les mouvements overhead.
Le traitement dépend de la cause :
Kinésithérapie : stabilisation scapulaire, renforcement de la coiffe, correction des gestes sportifs.
Infiltration sous guidage si inflammation.
Traitement de la cause associée (SLAP, instabilité, kyste).
En cas de compression mécanique persistante : libération chirurgicale (neurolyse) du nerf.
Une prise en charge précoce améliore nettement les résultats.
Il s’agit d’une irritation du nerf supra-scapulaire due à une traction excessive, une surcharge répétée ou une inflammation des structures voisines (tendon, bourse, coiffe). Elle génère douleur postérieure, gêne fonctionnelle et faiblesse, sans forcément aller jusqu’à la compression franche du nerf
Le “syndrome sous-scapulaire” fait référence à une atteinte du sous-scapulaire, souvent liée à une tendinopathie ou une rupture partielle/complète de ce tendon majeur de la coiffe antérieure. Il se manifeste par douleur antérieure, perte de rotation interne, faiblesse au lift-off test et gêne dans les gestes nécessitant une force de poussée
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Les consultations et interventions liées à l’épaule sont assurées par le Dr Julie Massfelder, chirurgien orthopédiste, spécialiste de la main et du poignet, au sein du Centre Main Épaule 74 à Épagny Metz-Tessy, près d’Annecy.
L’évaluation clinique et les examens d’imagerie permettent d’établir un diagnostic précis afin de proposer un traitement adapté à chaque situation. Selon le cas, la prise en charge peut comprendre un suivi médical, des infiltrations, une rééducation fonctionnelle ou, lorsque cela est indiqué, une intervention chirurgicale.
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