Tendinite de De Quervain : douleur poignet, quand opérer ?
Tendinite de De Quervain : symptômes, test de Finkelstein, infiltration, critères de chirurgie. Découvrez quand opérer et le parcours de soins complet.
La lésion de Bankart correspond à une déchirure du labrum antéro-inférieur de l’épaule, le bourrelet qui stabilise la tête de l’humérus dans la glène.
Elle survient le plus souvent après un épisode de luxation antérieure de l’épaule, en particulier chez les sujets jeunes et sportifs.
Cette lésion crée un terrain d’instabilité chronique, avec risque de nouvelles luxations, appréhensions lors des mouvements d’armé du bras et gêne dans les activités sportives ou professionnelles.
Le traitement dépend de l’âge, du niveau d’activité et du nombre d’épisodes d’instabilité.
Il peut aller d’une rééducation ciblée de stabilisation à une réparation arthroscopique de Bankart, voire à une chirurgie de butée (type Latarjet) dans les formes récidivantes ou avec perte osseuse.
Une prise en charge spécialisée permet de restaurer la stabilité, de limiter les récidives et de favoriser un retour sécurisé au sport.
Il est recommandé de consulter un spécialiste dès la première luxation chez un patient jeune, ou en présence de signes évocateurs comme une appréhension persistante, des épisodes répétés de subluxation, une sensation d’instabilité, ou l’impression que l’épaule “va sortir”. Une évaluation rapide permet de confirmer la présence d’une lésion de Bankart et de mettre en place une prise en charge adaptée. Intervenir tôt réduit significativement le risque de récidive et préserve la stabilité de l’articulation.
La lésion de Bankart est une déchirure du labrum antéro-inférieur, structure essentielle qui stabilise la tête humérale dans la glène.
Elle survient le plus souvent après une luxation antérieure traumatique, entraînant une perte de stabilité de l’épaule et un risque élevé de récidives. Cette atteinte est l’une des principales causes d’instabilité gléno-humérale chez les patients jeunes et actifs.
La lésion de Bankart correspond à une déchirure du labrum antéro-inférieur provoquée lors d’une luxation antérieure de l’épaule.
Cette structure, qui agit comme un joint stabilisateur, se détache partiellement ou totalement de la glène, rendant l’articulation plus instable.
Sans réparation ou stabilisation adéquate, la lésion favorise les luxations récidivantes, les épisodes d’appréhension et les limitations fonctionnelles dans les mouvements d’armé.
Cette lésion touche surtout les jeunes adultes sportifs, en particulier ceux pratiquant des sports de contact ou de lancer : rugby, handball, judo, volleyball. Elle est fréquente après une première luxation traumatique, notamment chez les sujets de moins de 25 ans, qui présentent un risque très élevé de récidive. Les patients ayant une hyperlaxité, une histoire d’instabilité ou plusieurs épisodes de luxation sont également particulièrement exposés.
La lésion de Bankart survient principalement lors d’un traumatisme en abduction–rotation externe, position typique d’une luxation antérieure : chute sur le bras, plaquage, traction violente ou geste forcé.
Certaines caractéristiques individuelles augmentent le risque, comme l’hyperlaxité constitutionnelle, qui rend la capsule et le labrum plus vulnérables aux arrachements.
Une dyskinésie scapulaire peut également modifier la mécanique de l’épaule et favoriser l’instabilité.
Les personnes ayant un antécédent de luxation présentent un risque nettement accru de récidive, surtout si la lésion initiale n’a pas cicatrisé correctement.
Enfin, la présence d’une perte osseuse glénoïdienne ou d’une encoche humérale de Hill-Sachs constitue un facteur aggravant majeur, augmentant la probabilité d’instabilité chronique et de nouvelles luxations.
La lésion de Bankart se manifeste principalement par une sensation d’instabilité, en particulier lors des mouvements d’armé du bras ou des gestes overhead. Les patients décrivent souvent une appréhension, comme si l’épaule allait “sortir de son emplacement”, accompagnée de douleurs antérieures. Les épisodes de subluxation ou de luxation récidivante sont typiques, de même qu’une perte de force dans les gestes en rotation externe ou au-dessus de la tête.
Chez les sportifs, cette instabilité impacte rapidement les performances et limite les gestes explosifs ou rapides.
La douleur est surtout mécanique et localisée en avant de l’épaule, notamment lors de la rotation externe (position d’armé). Une raideur réactionnelle peut apparaître après plusieurs épisodes d’instabilité ou en cas d’appréhensions répétées. Les mouvements rapides, les changements de direction du bras et les gestes overhead deviennent gênants et parfois douloureux.
L’appréhension limite spontanément les gestes sportifs, en particulier ceux nécessitant une grande rotation externe (lancer, smash, service). On observe souvent une perte d’amplitude en rotation externe, signe de peur de l’instabilité plutôt que de blocage articulaire. La sensation d’épaule “prête à sortir” est caractéristique et réduit considérablement la confiance dans le mouvement. L’ensemble entraîne une diminution notable de la performance, surtout dans les sports de contact ou overhead.
La prévention de la lésion de Bankart repose sur l’amélioration de la stabilité de l’épaule et la réduction des situations à risque. Un renforcement ciblé de la coiffe des rotateurs et des muscles stabilisateurs de la scapula permet de mieux contrôler la position de la tête humérale et de limiter les micro-instabilités. La correction des déséquilibres posturaux, notamment une position trop en avant de la scapula ou un déficit de rotation externe, réduit également le stress sur le labrum antéro-inférieur. Il est essentiel d’éviter les mouvements d’abduction–rotation externe forcés, position classique de luxation, surtout dans les sports de contact ou de lancer. Les sportifs bénéficient d’un programme de prévention des luxations, incluant proprioception, gainage, renforcement progre
Le diagnostic d’une lésion de Bankart repose sur une évaluation clinique précise et des examens d’imagerie capables d’identifier la déchirure du labrum ainsi que les éventuelles pertes osseuses associées.
Cette étape est essentielle pour déterminer le degré d’instabilité et orienter vers le traitement le plus adapté, notamment chez les sportifs ou les patients présentant des récidives.
L’examen clinique s’appuie sur plusieurs tests de stabilité typiques :
Test d’appréhension : sensation que l’épaule va se luxer lorsque le bras est placé en abduction–rotation externe.
Test de relocation : diminution de la douleur ou de l’appréhension lorsque l’examinateur applique une pression postérieure sur la tête humérale.
Tiroir antérieur : mise en évidence d’une translation excessive de la tête humérale vers l’avant.
Évaluation de la laxité : recherche d’hyperlaxité constitutionnelle pouvant favoriser l’instabilité.
Un bilan complet de la coiffe des rotateurs est également nécessaire pour identifier une faiblesse associée.
Après un épisode de luxation, cet examen clinique aide à estimer la gravité et la probabilité de récidive.
Les examens d’imagerie permettent de confirmer la lésion et d’analyser son contexte anatomique :
Radiographies
→ Recherche d’une encoche humérale (lésion de Hill-Sachs), d’une perte osseuse glénoïdienne ou de fractures associées.
Arthro-IRM (examen de référence)
→ Très sensible pour visualiser le décollement du labrum antéro-inférieur et les lésions capsulaires associées.
→ Permet de distinguer les lésions de Bankart classiques des variantes (Perthes, ALPSA).
Scanner 3D
→ Indiqué lorsque l’on suspecte une perte osseuse glénoïdienne, afin d’en mesurer précisément le pourcentage.
→ Utile pour décider entre réparation arthroscopique et butée type Latarjet.
Le traitement d’une lésion de Bankart dépend de l’âge, du niveau d’activité et du degré d’instabilité de l’épaule. Après une première luxation, une immobilisation courte suivie d’un programme de physiothérapie ciblée (renforcement de la coiffe, stabilisation scapulaire, correction de la cinématique) peut suffire chez les patients peu sportifs ou plus âgés. En revanche, chez les jeunes sportifs ou en cas de luxations récidivantes, la réparation de Bankart arthroscopique est le traitement de référence : elle consiste à refixer le labrum avec des ancres et à retendre la capsule pour restaurer la stabilité. Lorsque la lésion s’accompagne d’une perte osseuse glénoïdienne significative ou chez les sportifs de contact, la butée de Latarjet est privilégiée pour offrir une stabilité optimale et réduire le risque de nouvelle luxation. Souhaites-tu poursuivre avec H2 — Lésion de Bankart : quand consulter un spécialiste ?
Une lésion de Bankart osseuse correspond à un décollement du labrum antéro-inférieur associé à une fracture de la glène. Une portion d’os se détache avec le bourrelet, augmentant fortement le risque d’instabilité et orientant souvent vers un traitement chirurgical.
Un Bankart est une déchirure du labrum antéro-inférieur de l’épaule, généralement provoquée par une luxation traumatique. Elle entraîne une perte de stabilité et favorise les récidives.
Oui, lorsqu’elle est osseuse : on parle alors de Bankart osseux, où un fragment de la glène est arraché avec le bourrelet. La forme classique (Bankart “mou”) ne comporte pas de fracture.
Le traitement dépend de l’âge et du niveau d’activité :
Conservateur : immobilisation + rééducation (patients peu sportifs).
Chirurgie arthroscopique : refixation du labrum (jeunes sportifs ou récidives).
Butée de Latarjet : en cas de perte osseuse ou sport de contact.
Après une luxation, il existe souvent un ensemble Bankart + Hill-Sachs : le Bankart est la lésion labrale, tandis que Hill-Sachs est une encoche postéro-latérale de la tête humérale causée par l’impact contre la glène.
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Les consultations et interventions liées à l’épaule sont assurées par le Dr Julie Massfelder, chirurgien orthopédiste, spécialiste de la main et du poignet, au sein du Centre Main Épaule 74 à Épagny Metz-Tessy, près d’Annecy.
L’évaluation clinique et les examens d’imagerie permettent d’établir un diagnostic précis afin de proposer un traitement adapté à chaque situation. Selon le cas, la prise en charge peut comprendre un suivi médical, des infiltrations, une rééducation fonctionnelle ou, lorsque cela est indiqué, une intervention chirurgicale.
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