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Pseudarthrose du scaphoïde

La pseudarthrose du scaphoïde correspond à une mauvaise consolidation ou à l’absence de cicatrisation d’une fracture du scaphoïde, l’un des petits os essentiels du poignet.
Souvent méconnue ou négligée après un traumatisme, cette affection provoque douleurs chroniques, raideur et diminution de la force de préhension, pouvant évoluer vers une arthrose du poignet si elle n’est pas traitée.

Cette complication survient généralement après une fracture non diagnostiquée ou mal immobilisée, en particulier chez les adultes jeunes actifs ou les sportifs.
Le scaphoïde, situé entre le radius et le carpe, présente une vascularisation fragile, expliquant la difficulté de consolidation après fracture.

Pseudarthrose du scaphoïde

Pseudarthrose du scaphoïde : quand consulter ?

Il est fortement recommandé de consulter un spécialiste de la main ou du poignet en cas de douleur persistante plusieurs semaines après une fracture du poignet ou un traumatisme apparemment bénin.
Même si la douleur semble modérée, elle peut révéler une absence de consolidation du scaphoïde, qui passe souvent inaperçue lors du diagnostic initial.

Une gêne fonctionnelle inexpliquée, une perte de force ou une raideur du poignet après un choc doivent également alerter.
Ces signes traduisent parfois une pseudarthrose débutante, dont l’évolution silencieuse peut mener à des complications irréversibles telles que :

  • la nécrose du scaphoïde, due à une mauvaise vascularisation du fragment proximal ;

  • l’arthrose radio-scaphoïdienne, résultant d’une instabilité chronique du carpe.

Un diagnostic précoce permet de mettre en place un traitement conservateur ou chirurgical ciblé, évitant ainsi l’usure prématurée du poignet.

Pseudarthrose du scaphoïde : définition

La pseudarthrose du scaphoïde est une complication d’une fracture du scaphoïde qui n’a pas consolidé dans les délais habituels. Au lieu que l’os se ressoude, le trait de fracture persiste et un espace s’installe entre les deux fragments. Avec le temps, cet espace se comporte comme une “fausse articulation” (pseudo-arthrose), c’est-à-dire une zone mobile qui ne devrait pas l’être. Comme le scaphoïde joue un rôle majeur dans la stabilité du carpe et la transmission des forces entre le poignet et la main, ce défaut de cicatrisation entraîne progressivement :

  • une douleur chronique du poignet, surtout à l’effort ou en appui,

  • une instabilité carpo-scaphoïdienne,

  • et, à un stade plus avancé, un risque d’arthrose secondaire (SNAC wrist) si la pseudarthrose n’est pas traitée.

Ce problème survient le plus souvent après une fracture passée inaperçue ou insuffisamment immobilisée, notamment chez les adultes jeunes actifs ou sportifs.

Qui est concerné ?

La pseudarthrose du scaphoïde concerne principalement les jeunes adultes actifs, en particulier les hommes âgés de 20 à 40 ans, souvent victimes d’un traumatisme du poignet survenu lors d’une chute ou d’un accident sportif.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une fracture initialement méconnue (non détectée à la radiographie) ou mal immobilisée, dont la consolidation n’a pas eu lieu. Les sportifs (football, ski, vélo, sports de contact) et les travailleurs manuels exposés à des gestes répétitifs ou à des chocs sur le poignet présentent un risque plus élevé. De même, certains facteurs comme le tabagisme, une mauvaise vascularisation osseuse ou une immobilisation trop courte peuvent ralentir ou empêcher la cicatrisation. Cette affection, si elle n’est pas diagnostiquée et traitée à temps, peut évoluer vers une instabilité chronique et une arthrose du poignet.

Pseudarthrose du scaphoïde : causes et facteurs de risque

La pseudarthrose du scaphoïde résulte d’un défaut de consolidation osseuse après une fracture.
Le scaphoïde, petit os central du poignet, possède une vascularisation naturellement fragile, ce qui rend sa cicatrisation particulièrement délicate. Même une fracture apparemment bénigne peut donc ne pas se souder correctement si elle n’est pas immobilisée de manière adéquate ou si le diagnostic initial est retardé. Lorsque la fracture ne consolide pas dans les trois à six mois, on parle alors de pseudarthrose. Celle-ci peut évoluer silencieusement, puis provoquer des douleurs et une instabilité articulaire progressive.

Usure mécanique et gestes répétitifs

Certains facteurs mécaniques et comportementaux favorisent la non-consolidation du scaphoïde :

  • Microtraumatismes répétés du poignet, notamment chez les sportifs ou travailleurs manuels ;

  • Immobilisation insuffisante ou ablation prématurée du plâtre, qui empêche la solidification complète ;

  • Reprise trop précoce des activités physiques, soumettant l’os à des contraintes avant la fin de la cicatrisation.

À ces causes mécaniques s’ajoutent des facteurs généraux aggravants :

  • le tabagisme, qui diminue la vascularisation et ralentit la régénération osseuse ;

  • les troubles vasculaires ou une vascularisation anormale du pôle proximal du scaphoïde ;

  • certaines pathologies métaboliques comme le diabète, qui altèrent la microcirculation et la réparation tissulaire.

Ces éléments combinés expliquent pourquoi le scaphoïde est l’un des os les plus exposés aux pseudarthroses, surtout lorsque la fracture est passée inaperçue.

Séquelles post-traumatiques

Un traumatisme du poignet mal consolidé peut être à l’origine d’une arthrose secondaire.
Les fractures du scaphoïde, les entorses graves du ligament scapholunaire ou encore les luxations anciennes modifient la mécanique articulaire et favorisent une usure anormale du cartilage.

Ces déséquilibres biomécaniques peuvent conduire à des formes spécifiques telles que les arthroses SLAC (Scapho-Lunate Advanced Collapse) ou SNAC (Scaphoid Non-Union Advanced Collapse), souvent observées chez les patients actifs ou ayant subi une ancienne blessure non traitée correctement.

Symptômes de la pseudarthrose du scaphoïde

Douleurs et raideur articulaire

La douleur liée à la pseudarthrose du scaphoïde est généralement localisée à la base du pouce ou sur la face dorsale du poignet, au niveau de la tabatière anatomique.
Elle est exacerbée par les mouvements de flexion-extension ou les gestes de torsion (tourner une clé, porter un objet). Une raideur progressive du poignet peut s’installer, limitant l’amplitude des mouvements et entraînant une gêne fonctionnelle croissante.

Perte de mobilité et gêne fonctionnelle

À mesure que la pseudarthrose évolue, la perte de mobilité du poignet devient plus marquée.
Le patient note une diminution de la force de préhension et une gêne pour accomplir des tâches courantes :

  • s’appuyer sur la main,

  • soulever un objet,

  • pratiquer un sport ou bricoler,

  • effectuer des gestes précis nécessitant stabilité et endurance.

Dans les cas avancés, la douleur devient quotidienne, limitant la fonction globale de la main et impactant la qualité de vie.

Pseudarthrose du scaphoïde : prévention et gestes à adopter

La prévention de la pseudarthrose du scaphoïde repose avant tout sur une prise en charge rapide et rigoureuse des fractures du poignet.
Ce petit os fragile, mal vascularisé, nécessite une immobilisation stricte et prolongée pour consolider correctement.
Toute négligence ou reprise trop précoce des activités peut compromettre la cicatrisation et conduire à une pseudarthrose.

Les gestes essentiels à adopter sont :

  • Consulter sans délai après une chute sur la main : toute douleur persistante au niveau du poignet, même minime, doit faire suspecter une fracture du scaphoïde et justifier une radiographie ou une IRM.

  • Respecter la durée d’immobilisation prescrite : un arrêt trop précoce du port de plâtre ou d’attelle empêche l’os de se solidifier.

  • Éviter le tabac, qui diminue la vascularisation osseuse et ralentit la consolidation.

  • Surveiller toute douleur résiduelle après un traumatisme du poignet : une gêne persistante après quelques semaines doit conduire à un contrôle médical.

Diagnostic de la pseudarthrose du scaphoïde

Examen clinique

Lors de la consultation, le chirurgien de la main recherche une douleur persistante à la base du pouce, dans la tabatière anatomique, signe typique d’une atteinte du scaphoïde.
Cette douleur est souvent majorée par les mouvements d’appui ou de torsion du poignet.
Le praticien évalue également la mobilité, la force de préhension, et interroge le patient sur un antécédent de traumatisme, même ancien, parfois mal diagnostiqué ou insuffisamment immobilisé.

Une gêne fonctionnelle durable (perte de force, douleurs à la rotation) oriente rapidement vers une pseudarthrose, surtout si le patient présente un terrain à risque (sportif, fumeur, travailleur manuel).

Examens d’imagerie

Les examens d’imagerie sont indispensables pour confirmer le diagnostic et planifier la prise en charge chirurgicale.

  • Radiographie du poignet : met en évidence une absence de consolidation au niveau du scaphoïde, avec un espace persistant entre les fragments.

  • Scanner (TDM) : permet une analyse fine de la pseudarthrose, précisant sa localisation, la forme des fragments et la présence d’une instabilité osseuse.

  • IRM : utilisée pour évaluer la vascularisation du scaphoïde, notamment du pôle proximal, dont la nécrose osseuse conditionne le choix du traitement (greffe vascularisée ou non).

Ces examens combinés permettent de classifier la pseudarthrose (stable, instable ou avasculaire) et d’établir un plan thérapeutique sur mesure.

raitements disponibles de la pseudarthrose du scaphoïde

Le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde dépend du stade évolutif, de la vascularisation osseuse et du niveau d’instabilité.
L’objectif est de rétablir la continuité de l’os, de favoriser la consolidation et de prévenir l’apparition d’une arthrose du poignet.
Dans les formes précoces ou stables, une approche conservatrice peut être tentée, mais la chirurgie reste souvent la solution la plus efficace.

Approches conservatrices

Les traitements médicaux non chirurgicaux sont rares, mais peuvent être envisagés dans certaines pseudarthroses récentes, stables et non déplacées.
Ils visent à stimuler la consolidation naturelle et à corriger les facteurs qui freinent la cicatrisation.

Les principales options comprennent :

  • Immobilisation prolongée du poignet à l’aide d’une attelle ou d’un plâtre pour supprimer toute contrainte mécanique sur le scaphoïde ;

  • Stimulation osseuse par ultrasons de faible intensité ou champs électromagnétiques pulsés, techniques favorisant la régénération osseuse ;

  • Correction des facteurs de risque, notamment l’arrêt du tabac, l’équilibrage du diabète et la supplémentation en vitamine D et calcium si nécessaire.

Approches chirurgicales

La chirurgie représente le traitement de référence dans la majorité des cas de pseudarthrose du scaphoïde, notamment lorsque l’os est instable, nécrosé ou non consolidé depuis plusieurs mois.
L’intervention vise à rétablir la continuité osseuse et à favoriser une cicatrisation solide.

Les principales techniques chirurgicales sont :

  • Greffe osseuse vascularisée : un fragment osseux, souvent prélevé sur le radius distal ou la crête iliaque, est transplanté avec son apport sanguin pour relancer la consolidation.

  • Fixation interne par vis Herbert, broches ou mini-plaques, assurant la stabilité mécanique du scaphoïde pendant la consolidation.

  • Greffe composite + ostéosynthèse : utilisée dans les pseudarthroses complexes ou avasculaires, combinant greffe osseuse et fixation métallique.

Ces techniques permettent une consolidation dans plus de 85 % des cas lorsqu’elles sont réalisées par un chirurgien spécialisé du poignet.
Une rééducation post-opératoire adaptée est essentielle pour restaurer progressivement la mobilité et la force du poignet.

Vos Questions Sur Pseudarthrose du scaphoïde

Qu’est-ce qui provoque une pseudarthrose du scaphoïde ?

La pseudarthrose du scaphoïde survient lorsque la fracture initiale ne consolide pas correctement.
Cela peut être dû à une fracture non diagnostiquée, à une immobilisation insuffisante, ou à une mauvaise vascularisation de l’os.
Des facteurs comme le tabagisme, les microtraumatismes répétés et certaines maladies métaboliques (diabète, troubles circulatoires) augmentent aussi le risque de non-consolidation.

Les symptômes sont souvent discrets au début, mais s’aggravent avec le temps.
Le patient ressent une douleur persistante à la base du pouce, parfois accompagnée d’une raideur du poignet ou d’une diminution de la force de préhension.
Ces signes doivent inciter à consulter un chirurgien de la main, surtout si la douleur dure plus de quelques semaines après un traumatisme.

Le diagnostic repose sur une examen clinique ciblé et des examens d’imagerie :

  • La radiographie montre une absence de consolidation.

  • Le scanner (TDM) précise la forme et la localisation de la pseudarthrose.

  • L’IRM évalue la vascularisation du scaphoïde, déterminante pour le choix du traitement.
    Ces examens permettent d’identifier les formes stables, instables ou avasculaires et d’adapter la prise en charge.

Dans les formes récentes et stables, une immobilisation prolongée associée à une stimulation osseuse (ultrasons ou champs magnétiques) peut être envisagée.
Cependant, dans la majorité des cas, la chirurgie est nécessaire pour restaurer la continuité osseuse.
Une greffe osseuse, parfois vascularisée, associée à une fixation interne, assure de très bons résultats lorsqu’elle est réalisée par un spécialiste du poignet.

Sans traitement, la pseudarthrose du scaphoïde peut évoluer vers des complications irréversibles :

  • nécrose du fragment proximal, due à un défaut de vascularisation ;

  • arthrose progressive du poignet (SNAC wrist) ;

  • perte de mobilité et douleurs chroniques invalidantes.
    Un diagnostic et une prise en charge précoces sont donc essentiels pour préserver la fonction du poignet et éviter les séquelles à long terme.

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L’évaluation clinique et les examens d’imagerie permettent d’établir un diagnostic précis afin de proposer un traitement adapté à chaque situation. Selon le cas, la prise en charge peut comprendre un suivi médical, des infiltrations, une rééducation fonctionnelle ou, lorsque cela est indiqué, une intervention chirurgicale.

Adresse : 3 allée de la Mandallaz, 74370 Épagny Metz-Tessy
Téléphone : 04 85 58 27 55
E-mail : contact@centre74-main-epaule.fr
Horaires d’ouverture :
Lundi à jeudi : 8h – 12h30 / 13h30 – 17h30
Vendredi : 9h – 12h (accueil téléphonique uniquement)
Prise de rendez-vous :
Doctolib – Dr Julie Massfelder

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