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SLAP lésion : symptômes, traitement et solutions chirurgicales

La lésion SLAP (Superior Labrum Anterior to Posterior) correspond à une déchirure de la partie supérieure du labrum glénoïdien, là où s’insère le tendon du long biceps.
Elle provoque des douleurs profondes dans l’épaule, des sensations de ressaut ou d’instabilité, et une gêne importante lors des mouvements en rotation ou bras en hauteur. Les lésions SLAP touchent surtout les sportifs overhead (tennis, volleyball, baseball, natation), les pratiquants de musculation, ainsi que les personnes victimes d’un traumatisme (chute sur la main, traction violente).

Le traitement dépend du type de SLAP (I, II, III, IV), de l’âge, de la morphologie du patient et du niveau d’activité. Il peut aller de la rééducation ciblée au traitement arthroscopique (réinsertion labrale, ténotomie ou ténodèse du biceps).
Une prise en charge adaptée permet généralement de restaurer la stabilité, de réduire la douleur et de retrouver une fonction optimale de l’épaule.

la SLAP lésion

SLAP lésion : quand consulter un spécialiste ?

Une consultation spécialisée s’impose lorsque la douleur persiste malgré la kinésithérapie, qu’elle limite les mouvements overhead ou qu’elle affecte la performance sportive.
Une perte de puissance au lancer, des épisodes de ressaut interne, ou une gêne profonde lors des rotations rapides sont des signes fortement évocateurs d’une lésion SLAP instable.
Il est également recommandé de consulter en cas de suspicion de traumatisme (chute sur le bras tendu, traction violente) ou lorsque la gêne devient handicapante dans les gestes du quotidien.
Pour les athlètes, une évaluation précoce est essentielle afin d’éviter la chronicisation de la lésion, qui compromet la performance et prolonge considérablement la durée de récupération.

Comprendre la SLAP lésion : Définition.

La lésion SLAP est une atteinte du labrum supérieur de l’épaule, zone clé de stabilité où s’insère le tendon du long biceps.
Selon son type (I à IV), elle provoque des douleurs profondes, une gêne en rotation et parfois un ressaut ou une instabilité fonctionnelle.
Les mouvements overhead, les traumatismes ou l’usure naturelle du labrum expliquent la majorité des cas.Une lésion SLAP correspond à une déchirure du labrum supérieur, exactement à l’endroit où s’attache le tendon du long biceps.

Elle peut aller d’un effilochage dégénératif (type I) à un arrachement complet du bourrelet et de l’ancrage bicipital (types II à IV).
Cette atteinte entraîne des douleurs profondes, souvent ressenties dans l’articulation, ainsi qu’une instabilité fonctionnelle, notamment lors des mouvements de rotation ou bras en hauteur.

Qui est concerné ?

Les personnes les plus touchées sont les jeunes sportifs pratiquant des gestes répétitifs bras en hauteur : lanceurs, nageurs, joueurs de tennis ou de volley. Les travailleurs sollicitant le bras au-dessus de la tête sont également exposés.
Les traumatismes comme une luxation, une chute sur le bras tendu ou une traction violente peuvent déclencher une SLAP lésion. Chez les sujets de plus de 40 ans, les SLAP sont souvent dégénératives, liées à l’usure naturelle du labrum.

la SLAP lésion : causes et facteurs de risque

Usure mécanique et gestes répétitifs

Les lésions SLAP apparaissent lorsque le labrum supérieur est soumis à des contraintes mécaniques répétées ou à un traumatisme direct. Les microtraumatismes en rotation externe et abduction — typiques des sports d’armer du bras — fragilisent progressivement l’ancrage du long biceps.
Une traction excessive sur le tendon bicipital, une instabilité gléno-humérale ou une dyskinésie scapulaire modifient la biomécanique de l’épaule et augmentent la tension sur le labrum. Les antécédents de luxation ou de chute sur le bras tendu constituent également un facteur déclenchant fréquent. Chez les athlètes lanceurs, le conflit postéro-supérieur crée un cisaillement répété entre le labrum et la tête humérale, favorisant les SLAP types II et III.

Symptômes de la SLAP lésion

Les lésions SLAP provoquent généralement des douleurs profondes antéro-supérieures de l’épaule, souvent difficiles à localiser précisément. Elles s’accompagnent fréquemment de sensations de clic ou de cloc, d’une perte de puissance lors du lancer et d’une impression d’instabilité à certains angles.
Les mouvements rapides ou overhead deviennent douloureux, et les performances sportives peuvent diminuer progressivement.

Douleurs et raideur articulaire

La douleur est surtout mécanique, apparaissant lors de l’armé du bras, des gestes au-dessus de la tête ou des rotations forcées. Elle peut s’associer à une raideur secondaire, liée à l’inflammation ou à une coiffe irritée.
Une irritation du tendon du long biceps, très fréquente dans les SLAP, accentue la douleur antérieure.

Perte de mobilité et gêne fonctionnelle

Les patients décrivent une perte de force, une diminution de la précision et une baisse notable des performances, surtout dans les sports overhead. Les rotations rapides deviennent difficiles voire impossibles, avec parfois un “dead arm syndrome” : incapacité soudaine à lancer correctement en raison de la douleur ou de l’instabilité.
Cette gêne fonctionnelle est un symptôme clé des SLAP types II et III.

SLAP lésion : prévention et gestes à adopter

La prévention des lésions SLAP repose sur une optimisation de la mécanique de l’épaule et une réduction des contraintes exercées sur le labrum supérieur. La correction de la posture scapulaire est essentielle : une omoplate stable et bien positionnée diminue la traction exercée sur le long biceps et réduit les microtraumatismes.
Un renforcement ciblé de la coiffe des rotateurs et du tronc améliore la stabilité gléno-humérale et limite les risques de cisaillement lors des mouvements rapides. Il est également recommandé d’éviter les surcharges overhead (musculation bras au-dessus de la tête, répétitions excessives au lancer) et d’adapter l’entraînement pour prévenir les contraintes inutiles. Chez les sportifs lanceurs, une surveillance précoce des douleurs et un ajustement technique régulier permettent d’éviter l’évolution vers une lésion SLAP. Enfin, la réduction ou l’arrêt du tabac participe à une meilleure santé tendineuse et limite les phénomènes dégénératifs.

Diagnostic de la SLAP lésion

Le diagnostic d’une lésion SLAP repose sur une combinaison d’examens cliniques spécifiques et d’imagerie avancée.
Les tests de provocation orientent fortement le diagnostic, tandis que l’arthro-IRM permet de confirmer précisément la déchirure du labrum supérieur et son type. Cette approche croisée est indispensable car les symptômes sont souvent diffus et parfois difficiles à distinguer d’une irritation du biceps ou d’une coiffe des rotateurs.

Examen clinique

L’examen clinique s’appuie sur plusieurs tests de provocation caractéristiques :

  • Test de Speed : douleur à la flexion contrariée du biceps.

  • Test d’O’Brien : douleur en rotation interne contre résistance, diminuant en rotation externe.

  • Test de Yergason : douleur lors de la supination contrariée avec tension sur le long biceps.

  • Test de compression–rotation : reproduction d’un “clic” ou d’une douleur profonde lors de la rotation de l’humérus en compression.

Les patients décrivent souvent une douleur mal localisée, profonde, ainsi qu’un ressaut interne, typique d’une atteinte labrale.

Examens d’imagerie

L’imagerie permet de confirmer la lésion et d’en préciser l’étendue :

  • Radiographies
    → Examen initial pour éliminer une cause osseuse ou une dysplasie, bien que normales dans la majorité des SLAP.

  • Échographie
    → Utile pour évaluer l’état du long biceps et rechercher une tendinopathie associée, mais ne visualise pas directement le labrum.

  • Arthro-IRM (référence)
    → L’examen le plus fiable : l’injection intra-articulaire de produit de contraste permet de voir l’intrusion du contraste sous le labrum supérieur, signe caractéristique d’une lésion SLAP.
    → Elle précise le type de la lésion (I, II, III ou IV) et recherche des atteintes associées (coiffe, biceps, instabilité).

Traitements disponibles pour SLAP lésion

Le traitement d’une lésion SLAP dépend du type de déchirure, de l’âge et du niveau d’activité du patient. Les approches conservatrices sont privilégiées en première intention pour les formes stables ou dégénératives : repos, antalgiques, physiothérapie ciblée (correction scapulaire, renforcement des rotateurs et du tronc) et infiltration en cas de tendinopathie bicipitale associée. Les SLAP type I et certaines lésions non instables répondent généralement bien à cette stratégie. Lorsque la douleur persiste ou que la lésion est instable, les options chirurgicales sont envisagées selon le profil du patient : chez les sujets jeunes et sportifs (<40 ans), la réparation arthroscopique du labrum avec ancres est privilégiée pour restaurer l’ancrage anatomique du biceps ; chez les patients plus âgés ou non sportifs, la ténodèse du biceps offre de meilleurs résultats fonctionnels et moins de raideur ; pour les SLAP type III ou les lésions partielles du biceps, un débridement arthroscopique associé ou non à une ténodèse constitue l’approche la plus efficace.

 

Vos Questions Sur la SLAP lésion

Comment soigner une SLAP lésion ?

Le traitement commence par un repos, de la physiothérapie ciblée (correction scapulaire, renforcement des rotateurs), et des antalgiques.
En cas d’échec ou de lésion instable, une chirurgie est envisagée : réparation labrale chez les sportifs jeunes, ou ténodèse du biceps chez les patients plus âgés ou non sportifs.

Les symptômes typiques sont une douleur profonde antéro-supérieure, des clics ou blocages internes, une perte de puissance, une gêne lors des mouvements rapides ou overhead, et parfois un dead arm syndrome chez les lanceurs.

Le traitement dépend du type de SLAP :

  • Type I → débridement arthroscopique + rééducation.

  • Type II → réparation arthroscopique avec ancres (chez les jeunes) ou ténodèse du biceps (chez >40 ans).

  • Types III–IV → débridement ± ténodèse selon l’état du biceps et l’activité du patient.

La réparation SLAP est une chirurgie arthroscopique visant à refixer le labrum supérieur à la glène à l’aide d’ancres.
Elle restaure l’insertion du long biceps, améliore la stabilité et permet le retour aux gestes overhead, notamment chez les sportifs.

Chez les sportifs jeunes, le traitement de référence est la réparation arthroscopique avec reinsertion labrale.
Chez les plus de 40 ans, la ténodèse du biceps offre de meilleurs résultats, moins de raideur et une récupération plus rapide.

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Traitement de la SLAP lésion à Épagny Metz-Tessy (près d’Annecy)

Les consultations et interventions liées à l’épaulesont assurées par le Dr Julie Massfelder, chirurgien orthopédiste, spécialiste de la main et du poignet, au sein du Centre Main Épaule 74 à Épagny Metz-Tessy, près d’Annecy.

L’évaluation clinique et les examens d’imagerie permettent d’établir un diagnostic précis afin de proposer un traitement adapté à chaque situation. Selon le cas, la prise en charge peut comprendre un suivi médical, des infiltrations, une rééducation fonctionnelle ou, lorsque cela est indiqué, une intervention chirurgicale.

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