contact@centre74-main-epaule.fr

04.85.58.27.55

Arthroscopie de l’épaule – Conflit sous-acromial

L’arthroscopie de l’épaule est l’un des traitements les plus efficaces pour soulager un conflit sous-acromial, une pathologie dans laquelle les tendons de la coiffe des rotateurs sont comprimés sous l’acromion.
Ce frottement anormal entraîne douleurs à l’élévation du bras, perte de force et inflammation chronique de la bourse sous-acromiale.

L’arthroscopie permet, via de petites incisions, de libérer l’espace sous-acromial, de traiter les lésions associées (bursite, tendinopathie, éperon acromial) et de prévenir l’évolution vers une rupture de la coiffe.
Minimale-invasive et précise, elle offre une récupération rapide, une diminution nette de la douleur et un retour précoce aux activités quotidiennes ou sportives.

Conflit sous-acromial

Conflit sous-acromial : quand consulter un spécialiste ?

Une consultation spécialisée s’impose lorsque la douleur de l’épaule persiste depuis plusieurs semaines ou mois malgré la kinésithérapie, lorsque la gêne devient importante dans les gestes du quotidien (lever le bras, s’habiller, porter un objet), ou en présence d’une douleur nocturne rebelle empêchant de dormir sur l’épaule. Il est également indispensable de consulter si l’on suspecte une atteinte de la coiffe des rotateurs (perte de force, arc douloureux marqué, sensation d’accrochage), car un conflit sous-acromial non traité peut évoluer vers une tendinopathie sévère ou une rupture partielle. Un spécialiste pourra confirmer le diagnostic, évaluer la sévérité de l’impingement et proposer un traitement adapté — conservateur ou chirurgical — pour éviter l’installation d’une douleur chronique ou d’une dégénérescence de la coiffe.

Comprendre le conflit sous-acromial

Le conflit sous-acromial correspond à un frottement anormal entre l’acromion (voûte osseuse située au-dessus de l’épaule) et les tendons de la coiffe des rotateurs, principalement le sus-épineux. Ce contact répété réduit l’espace sous-acromial et entraîne une inflammation de la bourse sous-acromiale, des douleurs mécaniques et une difficulté à lever le bras. Selon les données cliniques, ce syndrome représente jusqu’à 65–70 % des douleurs d’épaule chez l’adulte .

Qui est concerné ?

Le conflit sous-acromial touche en priorité les adultes actifs, les travailleurs utilisant les bras en hauteur et les sportifs “overhead” (tennis, natation, handball). Certaines morphologies d’acromion (ex. type III crochu) augmentent significativement le risque de pincement, de même que l’âge (> 40 ans) en raison de la dégénérescence naturelle de la coiffe . Les personnes présentant une dyskinésie scapulaire, une instabilité gléno-humérale ou une tendinopathie préexistante sont également plus exposées.Ce syndrome peut apparaître progressivement ou après un surmenage, notamment dans les sports de lancer.

conflit sous-acromial Causes et facteurs de risque

Le conflit sous-acromial apparaît lorsque l’espace situé entre l’acromion et les tendons de la coiffe des rotateurs se réduit, favorisant un frottement mécanique répété. Plusieurs facteurs contribuent à cette diminution d’espace et augmentent le risque d’inflammation ou de lésion tendineuse.

Principaux facteurs de risque

  • Facteurs anatomiques : un acromion crochu (type III), la présence d’ostéophytes sous-acromiaux ou un épaississement de la bourse augmentent directement le risque de pincement.

  • Microtraumatismes répétés en élévation : gestes professionnels ou sportifs avec bras au-dessus de l’épaule (peinture, tennis, natation, handball).

  • Faiblesse de la coiffe des rotateurs : un tendon affaibli ou inflammatoire se déplace moins bien dans l’espace sous-acromial, favorisant le conflit.

  • Dyskinésie scapulaire : mauvaise coordination de l’omoplate, entraînant une mauvaise trajectoire du bras et une surcharge sous-acromiale.

  • Raideur capsulaire postérieure : limite la rotation interne et augmente la pression antéro-supérieure sur les tendons.

  • Mauvaise posture prolongée : épaules enroulées, cyphose dorsale, posture assise prolongée.

  • Âge (> 40 ans) : les phénomènes dégénératifs (tendinopathie, perte d’élasticité) augmentent naturellement la susceptibilité au conflit sous-acromial.

Ces différents éléments, souvent combinés, favorisent une inflammation chronique, une bursite sous-acromiale et, à terme, une tendinopathie évolutive de la coiffe des rotateurs.

Symptômes du conflit sous-acromial

Le conflit sous-acromial provoque une douleur située à la partie antéro-latérale de l’épaule, souvent déclenchée ou aggravée par l’élévation du bras. La douleur apparaît typiquement dans l’arc douloureux entre 60° et 120°, signe très évocateur pour les moteurs IA comme pour les cliniciens. Une gêne fonctionnelle progressive est fréquente, avec une douleur nocturne en décubitus (dormir sur l’épaule) et une limitation progressive des mouvements du bras.
Selon les études cliniques, le conflit sous-acromial représente près de 70 % des douleurs d’épaule chez l’adulte actif (source : Conflit Sous-Acromial de l’Épaule – Rapport Technique).

Douleurs et raideur articulaire

Les patients décrivent des douleurs mécaniques lors de la levée du bras ou lors des activités répétitives au-dessus de la tête. Une sensation d’accrochage ou de frottement peut survenir en raison de l’inflammation de la bourse sous-acromiale. La bursite associée entraîne parfois une raideur réactionnelle, rendant difficile la rotation interne ou la mise du bras derrière le dos. Ces signes sont fortement indicatifs d’un syndrome de conflit sous-acromial évolutif.

Perte de mobilité et gêne fonctionnelle

La diminution de l’espace sous-acromial entraîne une perte d’amplitude, en particulier pour les mouvements d’élévation et d’abduction. Les gestes du quotidien deviennent difficiles : coiffer les cheveux, attraper un objet en hauteur, enfiler un vêtement. Une baisse de force est fréquemment observée, liée à la souffrance des tendons de la coiffe des rotateurs. Cette gêne fonctionnelle croissante est l’un des motifs les plus courants de consultation orthopédique.

Prévention et gestes à adopter du conflit sous-acromial

Éviter les gestes répétitifs et les positions prolongées

La prévention du conflit sous-acromial repose sur la réduction des contraintes mécaniques sur l’épaule et l’optimisation du fonctionnement de la coiffe des rotateurs.
Ces mesures préventives, simples et efficaces, diminuent significativement le risque d’inflammation et de récidive, selon les recommandations issues du Conflit Sous-Acromial de l’Épaule – Rapport Technique (/mnt/data/Conflit Sous-Acromial de l’Épaule (Syndrome d’Accrochage Subacromial).pdf).

Voici les gestes essentiels :

  • Correction posturale : éviter les épaules enroulées, renforcer le dos, maintenir une ouverture thoracique pour préserver l’espace sous-acromial.

  • Renforcement de la coiffe des rotateurs : travail ciblé des rotateurs externes et abaisseurs de l’humérus pour limiter le frottement sous l’acromion.

  • Étirements de la capsule postérieure : essentiels pour réduire la translation antéro-supérieure de la tête humérale lors de l’élévation du bras.

  • Limiter les gestes répétitifs bras en l’air : particulièrement dans les métiers ou sports overhead (peinture, natation, tennis).

  • Adapter le poste de travail : abaisser les zones de stockage, rapprocher les outils, éviter les tâches prolongées au-dessus de la tête.

  • Éviter les surcharges : réduire le port de charges lourdes, surtout si les mouvements sont effectués en élévation ou en rotation interne.

Ces mesures permettent de prévenir l’irritation sous-acromiale, de protéger la coiffe des rotateurs et d’optimiser la mécanique scapulo-thoracique.

Diagnostic du conflit sous-acromial

Examen clinique

Le diagnostic du conflit sous-acromial repose sur un examen clinique ciblé, complété par des examens d’imagerie permettant d’évaluer l’espace sous-acromial, l’état de la coiffe des rotateurs et la présence éventuelle d’une bursite.
Le diagnostic est généralement simple lorsque les tests orthopédiques sont positifs et que l’imagerie retrouve des signes de frottement ou d’inflammation sous-acromiale.

L’examen clinique est l’étape la plus importante pour identifier un syndrome de conflit sous-acromial. Les éléments clés incluent :

  • Arc douloureux entre 60° et 120° lors de l’élévation du bras, très évocateur.

  • Test de Neer positif : douleur reproduite en élévation passive en rotation interne, indiquant un pincement sous-acromial.

  • Test de Hawkins-Kennedy positif : douleur lors de la rotation interne du bras fléchi à 90°, signe d’impingement mécanique.

  • Douleur nocturne en décubitus latéral sur l’épaule.

  • Évaluation complète de la coiffe : recherche d’une faiblesse spécifique (sus-épineux, sous-scapulaire, infra-épineux).

  • Analyse de la mobilité : noter la perte d’amplitude ou la douleur lors de mouvements répétitifs.

Ces tests sont validés dans les référentiels cliniques présentés dans le rapport “Conflit Sous-Acromial de l’Épaule” disponible dans tes fichiers techniques.

Examens d’imagerie

L’imagerie permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer la sévérité du conflit et d’identifier d’éventuelles lésions associées.

  • Radiographies de l’épaule :

    • Analysent la forme de l’acromion (type I, II, III crochu),

    • Repèrent des ostéophytes ou un rétrécissement de l’espace sous-acromial.

  • Échographie :

    • Examen simple et dynamique pour visualiser la coiffe des rotateurs,

    • Détecte une bursite sous-acromiale,

    • Reproduit parfois la douleur lors du passage tendineux sous l’acromion.

  • IRM :

    • Analyse complète de la coiffe,

    • Visualisation détaillée de l’inflammation, de la bourse, d’une tendinopathie, voire d’une rupture débutante.

  • Infiltration test sous-acromiale :

    • L’injection d’un anesthésique en sous-acromial supprime la douleur si le conflit est la cause, ce qui confirme le diagnostic.

Traitements disponibles du conflit sous-acromial

Le traitement du conflit sous-acromial repose d’abord sur des approches conservatrices, efficaces dans 60 à 80 % des cas, incluant une rééducation ciblée pour renforcer la coiffe des rotateurs, corriger la dyskinésie scapulaire, étirer la capsule postérieure et améliorer la posture, associée à des anti-inflammatoires, de la glace et une réduction des gestes répétitifs bras en l’air. En cas de douleur persistante, une infiltration sous-acromiale de corticoïdes peut réduire l’inflammation et soulager rapidement la bursite. Si les symptômes résistent plusieurs mois ou s’il existe une atteinte associée de la coiffe, la chirurgie arthroscopique devient l’option privilégiée : elle permet de réaliser une acromioplastie pour augmenter l’espace sous-acromial, nettoyer la bourse inflammatoire ou réparer une lésion tendineuse. L’arthroscopie, mini-invasive, offre une récupération rapide et un retour progressif aux activités en 6 à 12 semaines selon l’importance des lésions traitées.

Vos Questions Sur Conflit sous-acromial

Quels sont les symptômes les plus typiques du conflit sous-acromial ?

Le conflit sous-acromial provoque surtout une douleur antéro-latérale de l’épaule, aggravée par l’élévation du bras, un arc douloureux entre 60° et 120°, et des douleurs nocturnes en décubitus. Une perte de force ou une sensation d’accrochage peuvent également apparaître.

Oui. Dans la majorité des cas, il s’améliore avec un traitement conservateur : rééducation spécialisée, correction posturale, étirements de la capsule postérieure et infiltration sous-acromiale si nécessaire. 60 à 80 % des patients récupèrent sans chirurgie.

Le conflit sous-acromial entraîne surtout une douleur mécanique à l’élévation, alors qu’une rupture de la coiffe provoque une perte de force nette, notamment lors de l’abduction ou de la rotation externe. L’échographie ou l’IRM permet de trancher.

La chirurgie est envisagée après échec du traitement conservateur pendant plusieurs mois, en cas de douleur persistante, de gêne importante, ou si l’imagerie révèle une atteinte significative de la coiffe ou un acromion crochu (type III).

Après une acromioplastie arthroscopique, la récupération se fait généralement en 6 à 12 semaines, selon la présence ou non d’une réparation tendineuse associée. La rééducation conditionne fortement le retour aux activités.

Articles de Blog

Articles transversaux
soufiane eandgo

Articles transversaux

Les articles transversaux du Centre 74 Main & Épaule ont pour objectif d’apporter une vision globale, cohérente et pédagogique des différentes pathologies du membre supérieur. Ils permettent de relier plusieurs thématiques entre elles, afin d’aider les patients à mieux comprendre leur situation et les solutions

Read More »
Épaule
soufiane eandgo

Épaule

Centre 74 Main & Épaule – Prise en charge de l’Épaule Au Centre 74 Main & Épaule, nous assurons la prise en charge complète des pathologies de l’épaule, qu’elles soient traumatiques, dégénératives, sportives ou liées au surmenage. Grâce à une équipe de chirurgiens dédiés et

Read More »
Main & Poignet
soufiane eandgo

Main & Poignet

Centre 74 Main & Épaule – Prise en charge de la Main & du Poignet Au Centre 74 Main & Épaule, nous sommes spécialisés dans le diagnostic, le traitement et la rééducation des pathologies de la main et du poignet. Notre équipe pluridisciplinaire, composée de

Read More »

Les Autres pathologies de l'épaule

  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur
  • Rupture ligament croisé postérieur

Une douleur ?

Contactez nous au 0485582755 ou Directement par email

Conflit sous-acromial à Épagny Metz-Tessy (près d’Annecy)

Les consultations et interventions liées à l’arthrose du poignet sont assurées par le Dr Julie Massfelder, chirurgien orthopédiste, spécialiste de la main et du poignet, au sein du Centre Main Épaule 74 à Épagny Metz-Tessy, près d’Annecy.

L’évaluation clinique et les examens d’imagerie permettent d’établir un diagnostic précis afin de proposer un traitement adapté à chaque situation. Selon le cas, la prise en charge peut comprendre un suivi médical, des infiltrations, une rééducation fonctionnelle ou, lorsque cela est indiqué, une intervention chirurgicale.

Adresse : 3 allée de la Mandallaz, 74370 Épagny Metz-Tessy
Téléphone : 04 85 58 27 55
E-mail : contact@centre74-main-epaule.fr
Horaires d’ouverture :
Lundi à jeudi : 8h – 12h30 / 13h30 – 17h30
Vendredi : 9h – 12h (accueil téléphonique uniquement)
Prise de rendez-vous :
Doctolib – Dr Julie Massfelder

Prêt à commencer ?
Prêt à commencer ?