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Douleur à l’épaule la nuit : coiffe des rotateurs ou conflit sous-acromial ?

Vous avez une douleur à l’épaule la nuit qui vous réveille, vous empêche de trouver une position confortable ou vous oblige à dormir de l’autre côté ? Ce type de douleur est très fréquent et peut devenir rapidement handicapant, surtout lorsque le sommeil est perturbé plusieurs nuits par semaine.

Dans la majorité des cas, la douleur nocturne de l’épaule est liée à une irritation des tendons, en particulier ceux de la coiffe des rotateurs, ou à un conflit sous-acromial (aussi appelé “syndrome d’accrochage” de l’épaule). Ces deux causes sont proches et peuvent parfois coexister, ce qui explique pourquoi il est parfois difficile de s’y retrouver sans avis spécialisé.

Dans cet article, vous allez comprendre pourquoi l’épaule fait mal la nuit, comment différencier les causes les plus fréquentes, quels signes doivent faire consulter, et quelles solutions existent pour soulager durablement.

Pourquoi la douleur d’épaule est souvent plus forte la nuit ?

Une douleur à l’épaule peut être supportable en journée, puis devenir beaucoup plus présente une fois allongé. Cela s’explique par plusieurs mécanismes.

La nuit, vous gardez la même position plus longtemps, ce qui augmente la pression sur certains tissus. Lorsque l’épaule est irritée ou inflammatoire, elle tolère moins bien l’immobilité et la compression. Le manque de mouvement et la position de sommeil peuvent aussi réduire l’espace sous l’acromion, et donc accentuer la souffrance des tendons.

De plus, certains patients dorment sur l’épaule douloureuse, ce qui augmente la pression localement. D’autres dorment bras relevé ou sous l’oreiller, ce qui peut accentuer la tension dans l’articulation.

Le résultat est souvent le même : une douleur profonde, parfois diffuse, qui peut descendre dans le bras, et qui empêche un sommeil réparateur.

Douleur d’épaule la nuit : quelles sont les causes les plus fréquentes ?

La douleur nocturne de l’épaule est très souvent liée à une atteinte des tendons ou à un conflit mécanique. Les deux diagnostics les plus fréquents sont : la tendinopathie ou rupture de la coiffe des rotateurs, et le conflit sous-acromial.

D’autres causes existent, mais ces deux situations représentent une grande partie des motifs de consultation, notamment chez les personnes actives, les travailleurs sollicitant les bras, les sportifs, ou les patients à partir de 40 ans.

La coiffe des rotateurs : une cause très fréquente de douleurs nocturnes

Qu’est-ce que la coiffe des rotateurs ?

La coiffe des rotateurs correspond à un ensemble de tendons qui stabilisent l’épaule et permettent de lever le bras, de tourner l’épaule, et d’assurer la force dans de nombreux mouvements du quotidien. Ces tendons travaillent en permanence, même pour des gestes simples comme enfiler une veste, porter un sac ou attraper un objet en hauteur.

Avec le temps, ces tendons peuvent s’irriter, s’abîmer ou se fragiliser. On parle alors de tendinopathie de la coiffe, et parfois de rupture de la coiffe des rotateurs lorsque le tendon est partiellement ou totalement rompu.

Quels symptômes font penser à une atteinte de la coiffe des rotateurs ?

La douleur peut être progressive ou apparaître après un effort. Souvent, elle devient particulièrement gênante la nuit.

Les patients décrivent fréquemment une douleur sur la partie externe de l’épaule, parfois comme un point précis, parfois comme une douleur qui “irradie” vers le bras. Il peut également exister une limitation pour lever le bras, comme si l’épaule manquait de force ou bloquait.

Un signe important est la perte de force réelle. Par exemple, certains patients arrivent encore à lever le bras, mais ressentent une faiblesse, une incapacité à tenir un objet en hauteur, ou une fatigue très rapide dès qu’ils utilisent l’épaule.

Il arrive aussi que les gestes du quotidien deviennent compliqués, comme se coiffer, attacher un soutien-gorge, mettre un pull, ou porter quelque chose avec le bras tendu.

Le conflit sous-acromial : un “accrochage” de l’épaule qui irrite les tendons

Qu’est-ce qu’un conflit sous-acromial ?

Le conflit sous-acromial correspond à une situation où les tendons de l’épaule frottent ou se coincent dans l’espace sous l’acromion (une partie de l’omoplate). Cet accrochage est souvent lié à une inflammation, une forme anatomique, ou un déséquilibre musculaire qui réduit la place disponible pour le passage des tendons.

Ce conflit entraîne une irritation chronique. Avec le temps, il peut favoriser une tendinopathie, voire fragiliser la coiffe des rotateurs.

Quels symptômes font penser à un conflit sous-acromial ?

La douleur est souvent liée aux mouvements où le bras monte, surtout au-dessus de l’horizontale. Beaucoup de patients décrivent une douleur lorsqu’ils essaient d’attraper quelque chose en hauteur ou quand ils réalisent des gestes répétitifs bras levé.

La douleur peut aussi apparaître lors de certains sports (natation, musculation, tennis, ski avec bâtons, escalade) ou chez les personnes qui travaillent les bras en l’air.

La nuit, l’épaule devient sensible et la douleur peut réveiller, surtout si vous vous tournez sur l’épaule douloureuse ou si votre bras se positionne de manière défavorable.


Comment différencier coiffe des rotateurs et conflit sous-acromial ?

Dans la pratique, il existe souvent une zone grise. Un conflit sous-acromial peut provoquer une inflammation des tendons, et donc une douleur similaire à une atteinte de la coiffe. Et à l’inverse, une coiffe fragilisée peut accentuer l’instabilité de l’épaule et favoriser le conflit.

Cependant, certains éléments peuvent orienter.

Quand la douleur est surtout liée aux mouvements bras levé, comme un accrochage qui apparaît dans un certain angle, on pense souvent au conflit sous-acromial. Lorsque la douleur s’accompagne d’une perte de force, d’une difficulté à lever le bras, ou d’un bras qui fatigue très vite, l’atteinte de la coiffe est plus probable.

Il est aussi important de noter que la douleur nocturne peut être présente dans les deux cas, mais elle est souvent plus marquée dans les atteintes tendineuses persistantes, notamment quand l’inflammation est importante ou quand les tendons sont fragilisés.

Douleur épaule la nuit : les positions qui aggravent souvent

Beaucoup de patients décrivent une douleur qui augmente lorsqu’ils dorment sur l’épaule atteinte. Cette position comprime directement l’articulation et les tendons, ce qui peut déclencher la douleur.

Une autre position fréquente est le bras levé ou plié derrière la tête. Cela peut augmenter les tensions sur l’épaule et réveiller.

Souvent, les patients finissent par dormir sur le dos, ou sur l’autre côté, mais cela n’est pas toujours suffisant. Lorsque l’inflammation est plus importante, l’épaule peut devenir douloureuse même sans appui direct, simplement à cause de l’immobilité et de l’irritation interne.

Douleur à l’épaule la nuit : quand faut-il consulter ?

Une douleur d’épaule peut parfois passer en quelques jours si elle est liée à un effort ponctuel. Mais lorsqu’elle s’installe, il est important de ne pas la laisser évoluer trop longtemps.

Vous devriez envisager une consultation si la douleur nocturne dure depuis plus de 10 à 15 jours, si elle revient plusieurs nuits par semaine, ou si elle vous empêche de dormir correctement. La perturbation du sommeil est un signal important, car elle indique souvent une inflammation persistante.

Il faut également consulter si vous remarquez une perte de force, une limitation des mouvements, ou une douleur qui s’aggrave progressivement.

Enfin, si la douleur est apparue après une chute ou un traumatisme (ski, vélo, accident domestique), il est préférable de consulter rapidement, notamment si vous n’arrivez plus à lever le bras normalement.

Quels examens peuvent être utiles pour comprendre la cause ?

Le diagnostic commence par un examen clinique précis, qui permet de tester la mobilité, la force et la reproduction de la douleur.

Selon votre situation, une radiographie peut être utile pour analyser l’articulation, rechercher un bec osseux, une arthrose, ou un élément favorisant le conflit.

L’échographie est très utile pour visualiser les tendons, notamment la coiffe des rotateurs. Elle permet souvent de repérer une tendinopathie, une inflammation, ou une rupture.

L’IRM est souvent proposée si l’on suspecte une rupture importante, si les symptômes persistent, ou si l’on veut une analyse plus détaillée des tendons et des structures profondes.

Ces examens ne sont pas systématiques, mais ils permettent de confirmer le diagnostic et de guider le traitement.

Comment soulager la douleur d’épaule la nuit ?

Le traitement dépend de la cause exacte, du niveau d’inflammation, de la durée des symptômes et de votre profil (âge, sport, travail, antécédents).

Dans de nombreux cas, on commence par des mesures adaptées qui visent à réduire l’inflammation et éviter l’aggravation.

La mise au repos relatif est souvent nécessaire. Cela ne signifie pas “ne plus bouger”, mais éviter temporairement les gestes qui déclenchent la douleur, notamment les mouvements répétitifs bras levé.

La rééducation (kinésithérapie) a souvent une place importante. Elle permet d’améliorer le contrôle de l’épaule, de renforcer certains muscles, et de diminuer le conflit mécanique lorsque c’est le problème principal.

Dans certains cas, une infiltration peut être discutée pour diminuer l’inflammation, surtout lorsque la douleur est très gênante la nuit et bloque le sommeil.

L’objectif est toujours de reprendre une fonction normale de l’épaule tout en évitant que la situation devienne chronique.

Et si la douleur persiste : quelles solutions plus avancées ?

Quand les douleurs persistent malgré un traitement bien conduit, ou lorsqu’il existe une rupture de la coiffe des rotateurs avec perte de force importante, une prise en charge spécialisée est nécessaire.

Selon le cas, un traitement chirurgical peut être proposé. Il s’agit souvent d’une prise en charge mini-invasive (arthroscopie) dans certaines pathologies de l’épaule.

La décision dépend de nombreux paramètres : l’intensité des symptômes, l’impact sur la vie quotidienne, les résultats des examens, et vos objectifs (travail, sport, niveau d’activité).

Est-ce que la douleur d’épaule nocturne peut guérir spontanément ?

Oui, dans certains cas, surtout quand l’inflammation est récente et que la prise en charge est mise en place tôt. Mais lorsque la douleur nocturne s’installe depuis plusieurs semaines, que les mouvements deviennent limités, ou que la force diminue, il devient difficile de récupérer sans bilan précis.

Plus la situation dure, plus le risque d’une inflammation chronique augmente, et plus le traitement peut être long.

Questions fréquentes sur la douleur d’épaule la nuit

Pourquoi j’ai mal à l’épaule surtout la nuit ?

La position allongée, l’immobilité et certaines postures de sommeil augmentent la pression sur les tendons et l’inflammation. Cela explique les réveils nocturnes.

Est-ce forcément une rupture de la coiffe des rotateurs ?

Non, pas forcément. Une tendinite, un conflit sous-acromial ou une bursite peuvent aussi provoquer une douleur nocturne. Un examen clinique et une imagerie permettent d’y voir clair.

Est-ce grave si la douleur me réveille ?

Ce n’est pas toujours grave, mais c’est un signal important. Si cela persiste, il faut consulter pour éviter une évolution prolongée ou une perte de force.

Que faire si je ne peux plus lever le bras ?

Si vous ne parvenez plus à lever le bras après un traumatisme ou si la force diminue nettement, il est préférable de consulter rapidement.

Combien de temps dure une tendinite de l’épaule ?

Cela dépend du degré d’inflammation et de la prise en charge. Dans certains cas, l’amélioration survient en quelques semaines, mais si c’est chronique, cela peut durer plus longtemps.

À retenir

Une douleur à l’épaule la nuit est très souvent liée à un problème tendineux (coiffe des rotateurs) ou à un conflit sous-acromial. Ces douleurs peuvent gêner le sommeil, limiter les mouvements et impacter fortement le quotidien.

Lorsque la douleur nocturne persiste ou s’accompagne d’une perte de force, un bilan spécialisé est utile pour identifier la cause exacte et mettre en place le traitement le plus adapté.

Prenez rendez-vous si la douleur persiste

Si vous avez une douleur d’épaule la nuit, des réveils nocturnes répétés, une gêne pour lever le bras ou une perte de force, il est recommandé de ne pas attendre que la situation s’aggrave.

➡️ Prenez rendez-vous au Centre 74 Main & Épaule (Annecy / Chamonix / Giez) afin de bénéficier d’un avis spécialisé et d’une prise en charge adaptée.

Engourdissement du petit doigt : nerf ulnaire au coude (canal cubital) ou au poignet (canal de Guyon) ?

Vous avez un engourdissement du petit doigt (parfois accompagné de fourmillements dans l’annulaire) ? Ce symptôme est très fréquent, surtout la nuit ou après certaines positions prolongées. Dans la majorité des cas, il est lié à une irritation ou une compression du nerf ulnaire.

Le point important, c’est que ce nerf peut être comprimé à plusieurs endroits, principalement :

  • au coude (syndrome du canal cubital ou “compression du nerf ulnaire au coude”)

  • plus rarement au poignet (compression dans le canal de Guyon)

Dans cet article, vous allez comprendre :

  • pourquoi le petit doigt s’engourdit,

  • comment différencier une compression au coude d’une compression au poignet,

  • quels sont les signes qui doivent alerter,

  • quels examens peuvent être utiles,

  • et quels traitements sont possibles (conservateurs ou chirurgicaux).

Pourquoi le petit doigt s’engourdit ? Le rôle du nerf ulnaire

Le nerf ulnaire (aussi appelé nerf cubital) est l’un des nerfs principaux du membre supérieur. Il participe notamment à :

  • la sensibilité du petit doigt,

  • la sensibilité d’une partie de l’annulaire,

  • et une partie de la motricité de la main, en particulier la précision et la force de certains mouvements des doigts.

Quand ce nerf est “irrité” ou comprimé, les symptômes peuvent apparaître progressivement :

  • fourmillements dans le petit doigt

  • sensation de “décharge électrique”

  • engourdissement de l’annulaire et du petit doigt

  • gêne nocturne avec réveils

  • perte de force de la main dans certains cas

Ce type de symptôme est souvent plus marqué dans certaines positions : coude plié, appui prolongé, gestes répétitifs ou posture de sommeil défavorable.

Engourdissement du petit doigt : est-ce forcément le nerf ulnaire ?

Dans la plupart des situations, oui. Mais il est utile de savoir que l’engourdissement de la main peut être lié à d’autres nerfs selon la zone concernée.

  • Si l’engourdissement touche surtout pouce + index + majeur, cela évoque plutôt un canal carpien (compression du nerf médian).

  • Si l’engourdissement touche surtout petit doigt + annulaire, cela évoque surtout une atteinte du nerf ulnaire.

C’est précisément pour cela que la localisation exacte des picotements est un indice important.

Où le nerf ulnaire peut-il être comprimé ?

Le nerf ulnaire peut se coincer à plusieurs endroits, mais on retient principalement deux zones :

  1. Au coude : syndrome du canal cubital (le plus fréquent)

  2. Au poignet : syndrome du canal de Guyon (plus rare)

Les symptômes peuvent sembler proches, mais l’origine est différente, et la prise en charge peut varier.

Compression du nerf ulnaire au coude : le syndrome du canal cubital

Qu’est-ce que le canal cubital ?

Au niveau du coude, le nerf ulnaire passe dans une zone anatomique relativement étroite située sur la face interne du coude. C’est l’endroit où l’on peut ressentir une “décharge” quand on se cogne le coude : ce n’est pas l’os, mais le nerf qui est percuté.

Quand le nerf est comprimé dans cette zone, on parle de :

  • compression du nerf ulnaire au coude

  • syndrome du canal cubital

  • ou encore “nerf cubital coincé”

Causes fréquentes d’une compression au coude

Plusieurs facteurs peuvent favoriser la compression :

  • dormir avec le coude fortement plié

  • appui prolongé sur le coude (accoudoir, bureau, table)

  • posture de travail répétée (bras pliés longtemps)

  • activités sportives ou professionnelles sollicitant le coude

  • inflammation locale ou épaississement des tissus autour du nerf

  • instabilité du nerf (parfois le nerf “saute” ou se déplace)

Symptômes typiques d’une compression du nerf ulnaire au coude

Les signes les plus évocateurs sont :

  • engourdissement du petit doigt

  • picotements dans l’annulaire (face interne)

  • gêne ou douleur interne du coude

  • symptômes accentués quand le coude est plié :

    • téléphone contre l’oreille

    • conduite

    • ordinateur

    • lecture au lit

  • réveils nocturnes avec main “endormie”

  • dans les cas plus avancés : faiblesse de la main, maladresse, perte de précision

Compression du nerf ulnaire au poignet : le canal de Guyon (plus rare)

Qu’est-ce que le canal de Guyon ?

Le canal de Guyon est un passage étroit situé au niveau du poignet, côté petit doigt, où passe également le nerf ulnaire. Quand le nerf est compressé à ce niveau, on parle de :

  • syndrome du canal de Guyon

  • compression du nerf ulnaire au poignet

Causes fréquentes d’une compression au poignet

Cette compression est plus rare que celle du coude, mais elle peut survenir dans certains contextes :

  • appui prolongé sur la paume (vélo, trottinette, moto)

  • mouvements répétitifs avec pression au poignet

  • certains métiers manuels (appui sur outils)

  • présence d’un kyste, d’une inflammation ou d’une anomalie locale

Symptômes typiques d’une compression dans le canal de Guyon

Les signes possibles :

  • engourdissement du petit doigt et de l’annulaire

  • sensation de fourmillements dans la main

  • gêne augmentée lors des appuis sur la paume

  • parfois faiblesse de certains mouvements fins (selon la zone de compression)Coude ou poignet : comment différencier l’origine de l’engourdissement du petit doigt ?

Même si seul un examen clinique permet de confirmer le diagnostic, voici des repères utiles.

Signes qui font penser à une compression au coude (canal cubital)

  • symptômes déclenchés par coude plié

  • gêne la nuit fréquente

  • sensation de douleur interne au coude

  • aggravation en conduisant, téléphone, lecture

  • parfois sensation de “décharge” au coude

Signes qui font penser à une compression au poignet (canal de Guyon)

  • symptômes liés à un appui sur la paume

  • contexte vélo (guidon), moto, sport avec appui

  • gêne plus centrée sur la main que sur le coude

  • absence de facteur évident “coude plié”

Dans certains cas, il peut exister des situations mixtes ou une irritation variable du nerf ulnaire, d’où l’intérêt d’un diagnostic précis.

Engourdissement du petit doigt la nuit : pourquoi c’est si fréquent ?

Beaucoup de patients consultent parce que les symptômes surviennent surtout pendant la nuit.

La raison est souvent simple :

  • on dort avec le coude plié,

  • le nerf est comprimé plus longtemps,

  • et on ne change pas de position immédiatement.

Résultat : on se réveille avec :

  • petit doigt “mort”

  • fourmillements de l’annulaire

  • besoin de secouer la main pour faire “revenir” la sensation

Si cela se répète régulièrement, ce n’est pas forcément grave au début, mais il est important de ne pas laisser traîner sur plusieurs semaines ou mois.

Quand faut-il s’inquiéter et consulter rapidement ?

Un engourdissement occasionnel peut survenir chez tout le monde. En revanche, certains signes doivent alerter.

Signes d’alerte à ne pas négliger

Vous devriez consulter si :

  • les symptômes durent plus de 10 à 15 jours

  • les engourdissements sont quotidiens

  • la gêne vous réveille plusieurs nuits par semaine

  • vous ressentez une perte de force dans la main

  • vous lâchez des objets, ou vous vous sentez maladroit

  • vous avez une difficulté à écarter ou rapprocher les doigts

  • vous observez une fonte musculaire entre les doigts (creux visible)

  • la sensation devient permanente (moins d’amélioration en journée)

Plus une compression nerveuse est prolongée, plus le nerf peut souffrir durablement. Une prise en charge adaptée au bon moment permet souvent une récupération plus complète.

Quels examens peuvent confirmer une compression du nerf ulnaire ?

Le diagnostic commence toujours par un interrogatoire et un examen clinique spécialisé. Selon les cas, un examen complémentaire peut être proposé.

Examen clinique

Il permet d’évaluer :

  • la sensibilité du petit doigt et de l’annulaire

  • la reproduction des symptômes selon les positions

  • la force de certains muscles de la main

  • la présence de signes associés (douleur coude/poignet)

EMG / ENMG (électromyogramme)

L’EMG est l’examen le plus fréquemment utilisé pour :

  • confirmer une atteinte du nerf ulnaire,

  • mesurer la sévérité,

  • localiser l’atteinte (coude ou poignet),

  • et orienter la stratégie de traitement.

Échographie et/ou IRM (selon situation)

Ces examens peuvent être proposés si on suspecte :

  • une cause mécanique (kyste, masse)

  • une inflammation localisée

  • une anomalie anatomique

  • ou une atteinte complexe nécessitant une exploration plus détaillée

Traitement : que faire quand le petit doigt est engourdi ?

Le traitement dépend de plusieurs facteurs :

  • la durée des symptômes

  • leur fréquence et leur intensité

  • la présence ou non de faiblesse

  • les résultats de l’examen clinique et éventuellement de l’EMG

L’objectif est toujours le même : décomprimer le nerf et éviter qu’il ne se dégrade dans le temps.

Traitement du canal cubital (compression du nerf ulnaire au coude)

Traitement conservateur (souvent en première intention)

Dans les formes débutantes, on propose généralement :

  • éviter les appuis prolongés sur le coude

  • adapter le poste de travail (position des accoudoirs, bureau)

  • éviter de rester longtemps coude plié

  • limiter certains gestes aggravants (temporairement)

  • parfois port d’une attelle de nuit (selon le cas)

L’amélioration est parfois progressive, sur plusieurs semaines.

Quand la chirurgie peut être proposée ?

Une chirurgie peut être discutée dans les cas suivants :

  • symptômes persistants malgré les mesures conservatrices

  • atteinte nerveuse significative à l’EMG

  • perte de force installée

  • gêne importante dans la vie quotidienne

  • aggravation progressive

L’objectif est de libérer le nerf et d’éviter une atteinte durable.

Traitement du canal de Guyon (compression du nerf ulnaire au poignet)

Dans ce cas, la prise en charge dépend de la cause identifiée :

  • adaptation des appuis (vélo, travail)

  • correction de posture ou matériel (gants, guidon, pauses)

  • prise en charge ciblée si une cause locale est retrouvée

Si une compression mécanique est confirmée (par exemple une cause anatomique ou un élément compressif), une prise en charge spécifique peut être discutée.

Est-ce que l’engourdissement du petit doigt peut disparaître tout seul ?

Oui, c’est possible si :

  • l’irritation est légère

  • elle est récente

  • et si l’on corrige les facteurs favorisants (positions, appuis)

Mais il faut être vigilant car une compression nerveuse qui s’installe peut évoluer progressivement.

Plusieurs situations doivent inciter à ne pas attendre :

  • symptômes qui durent depuis plusieurs semaines

  • réveils nocturnes fréquents

  • perte de force ou maladresse

  • atteinte confirmée par EMG

Combien de temps dure la récupération ?

La récupération dépend de la sévérité et de la durée de compression.

  • Dans les formes légères : amélioration parfois rapide (jours à semaines)

  • Dans les formes modérées : amélioration sur plusieurs semaines

  • Dans les formes anciennes avec déficit : récupération possible mais parfois plus lente, et parfois incomplète

Le nerf récupère lentement, et l’évolution peut être progressive.

Conseils pratiques pour soulager un nerf ulnaire irrité

Voici des conseils simples, utiles pour beaucoup de patients :

1) Éviter l’appui direct sur le coude

  • bureau : éviter de “poser” le coude sur une surface dure

  • voiture : limiter l’appui sur l’accoudoir

  • canapé : attention aux positions prolongées

2) Limiter les positions coude très plié

  • téléphone longtemps

  • lecture au lit

  • bras plié sous l’oreiller

3) Adapter la position de sommeil

  • essayer de dormir avec le coude moins fléchi

  • éviter la main sous la tête

  • changer de côté si besoin

4) Pour les cyclistes (ou sports avec appui)

  • gants adaptés

  • réglage du guidon

  • alternance des positions

  • pauses régulières

Si malgré ces mesures l’engourdissement persiste, il est préférable de consulter.

Quand consulter un spécialiste de la main, du coude et des nerfs ?

Vous devriez demander un avis spécialisé si :

  • vous avez un engourdissement du petit doigt qui revient fréquemment

  • les symptômes durent depuis plus de 10 à 15 jours

  • vous êtes réveillé la nuit par des fourmillements

  • vous ressentez une faiblesse de la main

  • vous avez un EMG anormal

  • vous craignez une compression nerveuse au coude ou au poignet

Une consultation permet de confirmer l’origine exacte, d’évaluer la sévérité, et de proposer un traitement adapté.

Questions fréquentes sur l’engourdissement du petit doigt

Pourquoi mon petit doigt s’engourdit surtout la nuit ?

La cause la plus fréquente est une compression du nerf ulnaire au coude, favorisée par une position prolongée avec le coude plié pendant le sommeil.

Engourdissement du petit doigt : est-ce urgent ?

Ce n’est pas toujours urgent, mais il faut consulter si les symptômes durent plus de deux semaines, s’aggravent, ou s’accompagnent d’une perte de force.

Comment savoir si c’est le canal cubital ?

Lorsque les symptômes augmentent surtout quand le coude est plié (téléphone, conduite, sommeil), cela évoque souvent une compression au coude.

Et si c’est le canal de Guyon ?

Si l’engourdissement est déclenché par les appuis sur la paume (vélo) et moins lié au coude plié, il peut s’agir d’une compression au poignet.

L’EMG est-il obligatoire ?

Il est fréquemment recommandé pour confirmer le diagnostic et évaluer la gravité, mais la décision dépend de l’examen clinique et du contexte.

Est-ce que ça peut revenir même après amélioration ?

Oui, si les facteurs favorisants persistent (appuis, posture, gestes répétitifs). D’où l’intérêt d’une prise en charge adaptée et d’une correction des habitudes.

À retenir : le petit doigt engourdi est souvent lié au nerf ulnaire

Un engourdissement du petit doigt est très souvent lié à une compression du nerf ulnaire, le plus souvent au niveau du coude (canal cubital). Plus rarement, la compression se situe au niveau du poignet (canal de Guyon).

Si les symptômes persistent, deviennent fréquents ou s’accompagnent d’une perte de force, il est conseillé de consulter pour établir un diagnostic précis et éviter une atteinte nerveuse plus importante.

Vous présentez des symptômes comme des fourmillements, un engourdissement du petit doigt, une gêne la nuit ou une perte de force dans la main ?
N’attendez pas que cela s’installe : une consultation permet de confirmer l’origine (coude ou poignet) et de mettre en place le traitement le plus adapté.

➡️ Prenez rendez-vous au Centre 74 Main & Épaule (Annecy / Chamonix / Giez) via la page Contact ou directement sur Doctolib.

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